Générique ou plus de tiers payant
Jusqu’à présent, la loi supprimant le tiers payant en cas de refus d’un médicament générique n’était que peu appliquée. Depuis le début de l’été, les pharmaciens ont pour consigne de respecter scrupuleusement la règle.
Dans toutes les officines, depuis le début du mois de juillet, c’est le même refrain. Si le pharmacien propose un générique à la place du médicament de marque (princeps) prescrit par le médecin, il vaut mieux l’accepter, sans quoi le tiers payant ne sera pas accordé.
C’est le recul, en-deçà de 80 %, du taux de substitution des médicaments de marque par leur version générique ces derniers mois qui a poussé l’Assurance maladie à relancer ce dispositif prévu par une loi de 2006. Lors d’une négociation au printemps dernier, les syndicats de pharmaciens et la Sécu sont tombés d’accord sur un objectif national de 85 %. Au niveau de chaque officine, le taux de substitution fait désormais partie des critères à remplir pour bénéficier d’honoraires de dispensation.
Des affiches apposées sur les comptoirs de pharmacie avertissent les patients de cette relance de la promotion des médicaments génériques. [En savoir plus].