Deux ans après l’adoption de la loi Alur sur l’immobilier, dont l’objectif était de faciliter l’accès à la location en allégeant notamment les frais d’agences, force est de déplorer que les pratiques de ces dernières sont toujours aussi peu louables.
L’enquête sur l’accès à la location, réalisée par les bénévoles des associations locales de l’UFC-Que Choisir, confirme nos craintes et critiques s’agissant de la hauteur des plafonds des honoraires facturés par les agences aux locataires. En zone très tendue, où les offres sur le marché locatif sont insuffisantes pour répondre à la demande, la baisse des frais est loin de l’objectif initial d’une division par deux de leur montant. À l’inverse, loin de baisser dans les zones où le marché locatif est fluide, les frais facturés aux locataires se sont accrus, conséquence des niveaux de tarification fixés par décret, du cousu main pour les agences.
Absence d’affichage du détail de leurs honoraires, des DPE (diagnostics de performance énergétique des logements proposés à la location)… trop d’agences rechignent encore à jouer la transparence, quand d’autres enfreignent carrément la loi dans leur quête de garanties réclamées aux locataires. L’UFC-Que Choisir ne s’arrêtant pas au constat, tant s’en faut, a donc adressé plusieurs centaines de mises en demeure aux agences récalcitrantes et exige, au vu de la situation, une réouverture du dossier par le ministère du Logement en vue d’une réforme des décrets d’application de la loi Alur.
Alain Bazot
Président de l‘UFC-Que Choisir
