Aristophil, société spécialisée dans l’investissement dans des lettres et manuscrits, est suspectée d’escroquerie et de blanchiment en Belgique. Une commission rogatoire internationale a été transmise aux autorités françaises.
Ce n’est pas la Bérézina, mais plus tout à fait Austerlitz. Spécialisée dans le négoce de manuscrits rares et de lettres autographes, la société Aristophil avait commencé la semaine par un coup d’éclat : l’achat aux enchères à Fontainebleau de deux documents manuscrits de Napoléon 1er, pour un total de 562 000 €, soit dix fois supérieur aux estimations !
La suite est moins glorieuse. Le site de la radio belge RTBF a annoncé hier l’ouverture d’une enquête sur Aristophil, qui est également installée à Bruxelles, pour escroquerie et blanchiment. Des perquisitions ont été menées le 6 novembre 2012 au siège belge d’Aristophil, ainsi qu’au musée que la société a ouvert à Bruxelles ; musée qui a son pendant parisien dans des locaux luxueux, boulevard Saint-Germain, dans le VIIe arrondissement.
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